Du Congrès des Maires à Tours au Sénat à Paris Marie-France Beaufils : un même discours, un même engagement.
"..c’est d’une rupture avec toutes les politiques libérales dont le peuple a besoin. Les élections régionales doivent nous permettre d’avancer nos propositions novatrices..."
14 décembre 2009
Une vieille revendication du MEDEF votée par la droite et le centre
Après quelques effets de manches, la majorité UMP et centriste, Raffarin, chef de la fronde en tête, sans laquelle il n’y a pas de majorité de droite au Sénat, a voté, le petit doigt sur la couture du pantalon, la réforme de la Taxe professionnelle voulue par Sarkozy.
Marie-France Beaufils, lors du Congrès des Maires à Tours, en présence de Balladur, de quelques parlementaires, de Jean Germain, et de Claude Roiron, a tenu a rappelé son opposition aux projets de Sarkozy sur la Taxe professionnelle et les collectivités locales.
Le premier objectif du président de la république et des ministres Woerth et Lagarde est de réduire le déficit public de l’Etat en ponctionnant les budgets des collectivités locales.
En fait il s’agit de faire disparaître bon nombre de services publics en direction de la population. Sans moyens suffisants les communes, les départements et les Régions se trouveront asphyxiées. Les difficultés rencontrées pour supprimer la TP ont vite été surmontées par le vote du samedi 5 décembre où la droite s’est retrouvée pour entériner ce mauvais coup contre les collectivités locales.
Débat précipité sur la « réforme » des collectivités locales.
C’est en catastrophe que le gouvernement, qui avait promis que la réforme des collectivités locales serait débattue au parlement en décembre, s’est vu obligé d’organiser un débat d’orientation sur cette question en ce début de mois.
L’occasion était ainsi donnée à Marie-France Beaufils de dénoncer les difficultés crées par ces textes « Mais nos collectivités participent à la dynamique économique... Les entreprises et en particulier celles du BTP s’inquiètent de l’affaiblissement de nos capacités d’autofinancement. Elles savent bien que sans l’engagement de nouveaux chantiers par les collectivités territoriales, elles vont voir fondre leurs carnets de commande. Un responsable tourangeau de la profession me faisait par de son inquiétude face au petit nombre d’appels d’offre publié dans ce deuxième semestre 2009. »
Et ce n’est pas le moment quand on voit ce que les chiffres du chômage annoncent y compris dans notre département où les jeunes sont les premières victimes de cette politique. « Le Président de la République l’a rappelé lors de sa rencontre avec les maires dernièrement, il trouve anormal que l’Etat ait engagé une Révision générale des politiques publiques et que nous, collectivités, nous continuons à créer des emplois. »
Marie-France Beaufils avec les autres sénateurs communistes a dénoncé inlassablement cette remise en cause des acquis démocratiques et sociaux et ont fait des propositions « Et si l’on veut gagner en efficacité économique, ne peut-on, pour une fois, avoir une politique fiscale incitative ? On vient de vivre une crise financière qui a montré la nocivité de cette recherche de rémunération démesurée des capitaux par rapport à la richesse produite par les entreprises. Faire qu’une part de ces capitaux ne puisse plus grossir cette bulle financière, serait tout simplement une Å“uvre de salubrité économique ».
C’est bien de cette rupture avec toutes les politiques libérales dont le peuple a besoin. Les élections régionales doivent nous permettre d’avancer nos propositions novatrices.
Il faut faire en sorte que les Collectivités Territoriales puissent répondre aux besoins des populations, à l’aménagement du territoire, en leur donnant les moyens politiques, économiques et financiers de le réaliser.
Le Front de Gauche doit porter ces contenus, c’est à cette condition qu’il peut représenter un réel espoir. A nous de le faire grandir pour faire gagner la gauche toute entière.



