LOGEMENT SOCIAL : quand les communistes agissent en faveur des locataires

À Tours, l’action conjuguée des communistes, des élus et des associations de locataires impose un débat sur la hausse des loyers.


21 décembre 2009

Lors des conseils d’administration de l’OPAC HLM de Tours, Josette Blanchet est intervenue pour affirmer que l’augmentation des loyers n’était ni la solution pour permettre aux offices de garder leurs budgets en équilibre, ni la réponse en terme de solidarité que les locataires attendent dans cette période de grandes difficultés.Elle proposait que le conseil adopte un vÅ“u en direction du gouvernement afin qu’un fonds spécial de soutien au logement social soit créé rapidement pour permettre aux offices de maintenir leur équilibre de gestion et que les loyers soient gelés. 

Dans le même temps, les associations de défense des locataires engageaient une campagne de pétittions, pétitions déposées en Préfecture. Au même moment le Préfet d’Indre-et-Loire demandait au CA de l’OPAC de Tours de limiter la hausse des loyers à 1% alors que, initialement elle était prévue à hauteur de 1,31%, ceci sans dotation compensatoire.

Pierre Texier au nom du groupe des élus communistes demandait au Maire de Tours, président de l’OPAC de faire inscrire un vœu à l’ordre du jour du CA du 10 décembre qui traitait du budget 2010.

VÅ“u : « Nous demandons que les bailleurs sociaux (OPAC de Tours et TOURANGELLE) puissent bénéficier de fonds au travers d’une dotation exceptionnelle pour le budget 2010 permettant de faire ainsi une vraie pause dans l’augmentation des loyers ».

Le vÅ“u a été voté et annexé au procès- verbal .

Il reste que sur le fond beaucoup d’offices sont au bord du déficit Le désengagement de l’État, la baisse de la solvabilité des locataires frappés par la montée du chômage assèchent les ressources des offices. Les engagements de l’ANRU pour la construction et la rénovation ne sont pas à la hauteur des besoins et les collectivités locales sont en première ligne pour éviter la rupture. Jusqu’à quand ?

Le logement social a besoin d’une autre politique pour permettre à tous l’exercice du droit au logement dans le confort et la dignité.

Les députés communistes dans le cadre de la proposition de loi n°1993 en octobre dernier ont pointé des mesures urgentes :revaloriser l’APL, relever de 10,30% les plafonds de ressources encadrant l’accès au logement social, le loyer et les charges locatives ne doivent pas dépasser 20% des recettes du foyer…

La situation actuelle appelle aussi la constitution d’un front de gauche pour le logement social, un front le plus large possible pour faire bouger les lignes jusqu’à la construction d’un rassemblement majoritaire pour une autre politique, animée par des valeurs de justice et de solidarité.